-L'HISTOIRE DU PIANO-
L'origine du piano:
Le piano tel que nous le connaissons maintenant, voit ses débuts il y a trois siècles,
mais nous pouvons remonter bien avant, au XI siècle, époque de la cithare et du
"tympanon" qui devient "clavicorde" après l'ajout d'un clavier.
Des petits "crampons" sont fixés sur les touches, et attaquent la corde de bas en haut.
On s'inspirera beaucoup du "monocorde" pour
la fabrication future des instruments à cordes frappées.
Le "monocorde" appelé aussi "manicorde" était plus un instrument
d'étude scientifique qu'un instrument de musique. Au VI siècle av JC,
Pythagore lui-même s'en servait pour étudier les principes musicaux.
Par le monocorde, il ramena la musique à des principes mathématique.
En ajoutant d'autres cordes à cet instrument, on inventa ce que l'on appel
aujourd'hui le "polycorde".
La cithare, le monocorde et le polycorde, représentent par leurs systèmes,
la base de la structure sonore du piano.
Les cordes sont tendues entrent deux points fixe, le chevalet transmet le son qui
est amplifié par une table d'harmonie.
C'est en 1521 que l'Italien Hieronymus Bononiensis fabrique le
premier "clavecin", pièce maîtresse
pour l'évolution vers le pianoforte, les cordes ne sont pas frappées, mais elles
sont pincées, et c'est en 1523 que l'Italien Fransiscus Portalupis construit la
première épinette.
C'est aussi au XVI siècle, que naît le clavicorde à 4 octaves et1/2.
Au XVIII siècle, les facteurs de clavecin passent de 5 à 6 octaves pour
arriver à 7 octaves au XIX siècle.
Enfin c'est en 1700 que l'Italien Bartolomeo Cristofori, facteur de clavecins,
construit le "premier piano" en
remplaçant les sautereaux du clavecin qui pincent les cordes, par des marteaux qui
"frappent" les cordes.
Entre 1730 et 1740 se construisent les premiers pianos à queue.
En 1760 Zump et Backer reprennent la mécanique de Bartolomeo Cristofori, et voilà
le premier "piano carré".
Au début des années 1800, le "pianoforte" instrument capable
de nuances, prend petit à petit la place des autres instruments à clavier,
ainsi la production de clavecins et de clavicordes, commence son déclin.
Les facteurs se concentrent alors sur l'amélioration du piano et délaissent le clavecin.
Voici un résumé des dates importantes:
1703 : Carlo GRIMALDI transforme un clavecin en " cembalo con marteletti où
les marteaux sont des lames de métal enroulées à l'extrémité
de manière à former un bout arrondit qui frappe la corde au lieu de la pincer
1709 : Bartolomeo CRISTOFORI invente le premier piano, toujours sur la base d'une transformation
de clavecin, mais cette fois les marteaux sont en bois, et articulés à
l'extrémité des touches, un petit levier pousse ses marteaux contre les cordes,
et un système d'échappement permet de récupérer le marteau à
mi course, en même temps l'étouffoir est actionner
1717 : Christoph SHRÖTER construit une mécanique avec des marteaux inversés
1726 : Bartolomeo CRISTOFORI perfectionne sa mécanique, les marteaux sont recouverts de
parchemin et de cuir, les étouffoirs sont en bout de touches, et une pédale apparaît:
la pédale forté
1766 : Premier piano carré de ZUMPE
1772 : BACKERS construit le premier piano à queue équipé de mécanique anglaise
1773 : STEIN introduit la mécanique dite "viennoise"
1777 : Sébastien ERARD fabrique son premier piano
1780 : ZUMPE construit une mécanique à double pilote
1781 : BROADWOOD fabrique son premier "grand piano"
1784 : WALTER construit pour Mozart un pianoforte muni d'une pédale "una corda"
1786 : ERARD invente la mécanique à double pilote
1788 : Avec CAVALO et GRAY, BROADWOOD détermine que le marteau doit frapper la corde à
un neuvième de sa longueur vibrante, pour produire le timbre désiré
1789 : SOUTHWELL construit un piano droit à Dublin
1794 : BROADWOOD lance les pianos à 6 octaves
1799 : Joseph SMITH construit le premier cadre métallique,
pour mieux supporter la tension des cordes
1806 : Sébastien ERARD invente "l'agrafe"sur
le cadre pour pas que les cordes bougent lors de la frappe des marteaux,
et qui détermine l'une des extrémités de leur longueur vibrante
1810 : Sébastien ERARD invente le système de pédales, toujours
présent dans les pianos modernes
1810 : PLEYEL demande un brevet pour l'utilisation de cordes en cuivre et en acier trempé
1815 : BROADWOOD insère le cadre métallique dans la fabrication de ses pianos
1821 : ERARD invente la mécanique "à double échappement" ce qui
permet une répétition plus rapide
1822 : ERARD rajoute des barres de renforcement au-dessus de la table d'harmonie ce qui permet
de multiplier par trois le diamètre des cordes
1825 : BABCOCK dépose un brevet d'invention pour un cadre en fonte
1826 : Henri PAPE invente le marteau garni de feutre ce qui remplace le cuir ou le daim utilisé jusqu'ici
1827 : BROADWOOD utilise une plaque métallique pour le sommier de pointes associé à des barres
de renforcement au-dessus de la table d'harmonie, on arrive presque au cadre complet
1827 : James STEWART invente le montage des cordes "à cheval", une corde unique fait
un retour au niveau de la pointe d'accroche, ces deux cordes sont accordées à l'unisson,
ce qui forme l'origine du cordage moderne
1830 : Premier piano a queue avec le système "Erard"
1835 : Première industrialisation du piano en Allemagne avec automatisation
du feutrage des têtes de marteaux
1840 : Henri HERZ invente une version simplifiée de la mécanique "Erard",
toujours d'actualité
1842 : Henri PAPE invente le premier piano à queue à huit octaves
1842 : ISHERMANN lance la première industrie spécialisée dans la production
de mécaniques de pianos
1843 : CHICKERING fait breveter un cadre métallique d'une seule pièce
pour piano à queue
1843 : BORD invente le contre-sillet, qui exerce une pression sur les cordes et renforce
la résistance aux chocs des marteaux
1859 : STEINWAY construit le premier grand piano de concert moderne avec cordes croisées
1863 : STEINWAY construit des pianos droits à cordes croisées
1867 : STEINWAY utilise des cadres en fonte pleine pour ses pianos
1873 : BLÜTHNER invente le système "aliquot" qui consiste à
rajouter une quatrième corde qui n'est pas frappée mais qui résonne
par sympathie elle est accordée à l'unisson, dans les aigus et à
l'octave supérieure dans les médiums. Ce système est une exclusivité
de Blüthner.
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